C'est dans les années 1910, avec le muet que le cinéma italien connait son essor. Une série de péplums voit le jour, dont Les Derniers Jours de Pompéi (1908) de Luigi Maggi. Ainsi que des d'uvres réalistes comme Perdus dans les ténèbres (1914), de Nino Martoglio, film référence pour les néoréalistes.
Il faudra attendre la fin de la Guerre 39-45, la chute du fascisme et la Libération pour que s'effectue, avec Rome, ville ouverte (1945) et Païsa (1946) de Roberto Rossellini, la «révélation» du néoréalisme. Des films comme Le Voleur de bicyclette (1948), de Vittorio De Sica, La terre tremble (1948), de Visconti, ou Riz amer (1948), de Giuseppe De Santis, sont les chefs-d'uvre de ce courant, qui influencera la Nouvelle Vague française.
Les années 60 voient arriver de nouveaux cinéastes, les frères Taviani, Ettore Scola, Marco Ferreri
Mais les plus brillants restent Pier Paolo Pasolini, écrivain et cinéaste "maudit", dont l'uvre radicale fustige la société bourgeoise de l'après-guerre, inculte et scélosée, et dénonce la perte de la mémoire populaire au profit de l'argent (cf. dipe roi (1967), Théorème (1968), Porcherie (1969), Salo ou les Cent Vingt Journées de Sodome (1975)). Luchino Visconti (Les Damnés (1969) et Mort à Venise (1971)) et Federico Fellini (La dolce vita, 1960; Huit et demi, 1963).
Depuis les années 80, la relève porte les noms de Roberto Benigni dont La vie est belle, a obtenu le Prix spécial du jury au festival de Cannes 1998. Et de Nanni Moretti (Journal intime, 1993), Palme d'or à Cannes en 2001 pour La Chambre du fils.
Le Lion d'or décerné à la Mostra de Venise reste bien sûr l'un des prix cinématographique les plus prestigieux. La 58ème Mostra, présidé par Nanni Moretti, a couronné en septembre 2001, Monsoon Wedding, de la cinéaste indienne Mira Nair.
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