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Envoi de Jean-Josè Mesguen Littérature : le droit au titre Me Emmanuel Pierrat, bien connu comme spécialiste de la propriété
littéraire et auteur du Droit de l'édition appliqué, défendra devant
le Tribunal de Paris rien moins que l'application de la loi du 11
mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique tout entière,
tant dans sa lettre que dans son esprit. On y lit: " L'auteur jouit
du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son uvre. Ce
droit est attaché à sa personne. Il est perpétuel, inaliénable et
imprescriptible. "
soyez critiques!
Montpellier, FRANCE
Le philosophe et écrivain Manuel de Diéguez qui est édité tour à tour
par le Seuil, Gallimard, Plon, Albin Michel, les PUF et Fayard depuis
quarante ans, avait signé en 1999 un contrat pour la publication, en
mars 2000, de son Introduction à l'anthropologie historique avec la
Maison Calmann-Lévy, alors présidée par M. Olivier Nora, actuel
directeur de Grasset. M. Denis Bourgeois, directeur de Calmann-Lévy
depuis le début de l'année, refuse le titre précédemment convenu
entre M. Nora et M. de Diéguez .
Les éditions Calmann-Lévy entendent en outre interdire à l'auteur
d'informer le public, en quatrième de couverture, de ce que son
Introduction est davantage qu'un v u pieux et qu'elle sera suivie
d'ouvrages consacrés à l'anthropologie historique annoncée, science à
laquelle Manuel de Diéguez travaille depuis dix ans et qui est
maintenant très élaborée. Afin de dénaturer l'Introduction sans
seulement avoir lu une page de l'anthropologie historique proprement
dite, les éditions Calmann-Lévy en ont, de surcroît, changé
d'autorité le titre en celui, exclusif, de Contre l'école des Annales.
Manuel de Diéguez ayant refusé ces conditions, auxquelles l'éditeur
subordonnait l'exécution du contrat, M. Denis Bourgeois l'a assigné
devant le Tribunal de Paris, en invoquant l'indocilité du philosophe
pour demander l'annulation de la publication, alors même que
l'ouvrage est imprimé et les épreuves corrigées ; mais, afin de
tenter de légitimer cette procédure, Calmann-Lévy y a introduit des
allégations erronées d'une gravité telle que Manuel de Diéguez a
porté plainte.
S'agit-il d'une offensive générale du groupe Lagardère contre la loi
du 11 mars 1957? D'un côté, M. Cohen-Séat, Président délégué, a
plusieurs fois soutenu M. de Diéguez, reprochant ses " abus de
pouvoir " à M. Bourgeois, notamment à l'occasion d'une première
tentative de rupture unilatérale du contrat. D'un autre côté, M.
Lisimachio, Directeur de Hachette-littérature, commentant une lettre
du Directeur de Cabinet de M. Jean-Luc Lagardère écrit: " Les maisons
d'édition du groupe disposent d'une entière autonomie éditoriale, et
la décision de publier en est la clé de voûte. " N'est-ce pas
reconnaître que l'éditeur serait libre de publier ou non un ouvrage
pourtant sous contrat ?
Beaucoup d'auteurs acceptent désormais de n'être plus que les "
fournisseurs " de leur " employeur ". Considérant qu'il s'agit d'un
problème de civilisation, Manuel de Diéguez a mis le débat sur son
site (www.dieguez-philosophe.com, cliquer sur " Informations
continues " et sur " Alerte " ), qui se trouve interconnecté avec les
sites ouverts sur sa recherche au Canada.