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José Corti

Sobre en blanc et bleu, le site des éditions Corti joue de l’élégance discrète. Si le moteur de recherche qui précède l’entrée même du site ne paraît pas d’une efficacité totale, c’est tant mieux : ça donne l’occasion de se promener tranquillement dans le catalogue de cet éditeur-libraire.
On commencera par l’historique de la maison d’édition : «José Corti (J. Corticchiato, 1895-1984), d’origine corse, a ouvert dès 1925 une librairie au 6, rue de Clichy à Paris»… agrémenté d’illustrations liées au mouvement et aux publications surréalistes.
En ce mois de janvier, l’actualité du site se consacre à la dispersion du fonds Breton contre quoi ils sont nombreux (sur remue.net ) à se mobiliser.
On se promène d’autant plus facilement que les photos des auteurs ont quelque chose d’attachant : voir ensemble Roséliane Goldstein, Valère Novarina et Jean-Luc Parant donne l’impression d’assister à un moment fort de l’histoire littéraire. Comme les documents d’archives du fonds Breton (lettres manuscrites et éditions originales proposés ici). On s’arrête un peu sur les textes intégraux proposés : une nouvelle de Léonid Andréïev, Harry Laus ou Nathaniel Hawthorne (entre autres). Une belle façon de feuilleter un livre avant de se laisser tenter.
Classés par ordre alphabétique, de Caio Fernando Abreu à José Zorrilla la plupart des auteurs de la maison sont présentés par une note biographique, un extrait, des articles de presse, des photos parfois (celle de Torga sont émouvantes) permettent de se faire une idée de l’univers de l’écrivain. On peut donc butiner comme en une librairie, deviner les liens esthétiques qui unissent un auteur à un autre, s’installer dans l’univers de Julien Gracq ou de Fernando Pessoa et ses hétéronymes.
La librairie s’ouvre sur le monde et offre une quantité de liens sur des auteurs, des librairies, d’autres éditeurs (pratique plutôt rare dans la profession), des bibliothèques (encore plus rare), des revues et sites culturels.
On peut aussi s’abonner à la lettre d’information mais, en revanche, il ne servira à rien d’envoyer par fichiers électroniques le manuscrit génial qu’on vient de finir. Même si les éditons Corti maîtrisent le support informatique, elles préfèrent lire en tournant les pages…

 

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